« Permets-toi d'être toi-même » - Hélène et Sylvie

En avril dernier, nous avons eu la chance de passer un moment intime avec 9 femmes qui se sont ouvertes à nous en toute vulnérabilité dans le cadre de la campagne Libre d'être toi-même. Des femmes avec des expériences et des perceptions différentes de la beauté, mais avec une définition commune : la beauté, c'est d'être libre d'être soi-même. Porteuses du message Au-delà de la beauté depuis plus de 27 ans, Hélène & Sylvie sont les deux copropriétaires et fondatrices de Parikart. Femmes accomplies par leurs expériences personnelles et professionnelles, elles sont tannées du message superficiel envoyé par le milieu de la beauté. Elle se sont confiées sur les débuts de l'entreprise, leur vision du domaine de la beauté ainsi que leur définition de la beauté.  

Comment a débuté Parikart?

Sylvie: On a commencé à travailler ensemble en 1991 Hélène et moi. On a travaillé pour quelqu'un d'autre pendant trois ans. Puis c'est en 1994 qu'on a décidé, sur une heure de dîner, de se lancer en affaires. On est parties dîner et une heure plus tard, on ouvrait un salon. (rires) On a ouvert notre premier salon dans notre petit village à Saint-Henri et puis, un an et demi plus tard, on ouvrait notre deuxième succursale à Lévis. 

Hélène: Le fait d'avoir travaillé ensemble c'est que, dans notre domaine, on faisait les choses de la même façon. Il y a plusieurs façons de voir la coiffure et le domaine, mais nous on voyait la même chose, le même type de services. On voulait offrir ce qu'il avait de mieux, même avant d'ouvrir notre salon. Je pense que c'est ça qui nous a unis vraiment et qui a fait qu'on s'est trouvées. C'est pour ça qu'en un dîner, on a dit oui. Je pense que c'est la meilleure des choses d'être ensemble parce qu'on voit la même chose. À la base, notre association... On est devenue des soeurs spirituelles si on veut. (rires)

Sylvie: Quand les gens arrivaient dans le salon, ils trouvaient ça drôle parce qu'on avait la même façon de dire bonjour. C'était comme si on était synchronisée. La porte s'ouvrait et on disait toute les deux «Bonjour» (rires). C'est notre besoin, notre goût que les gens, quand ils arrivent chez nous, se sentent aussi chez eux et qu'ils sentent qu'ils sont les plus importants pour nous au moment présent. 

Hélène: On voulait offrir ce service-là de proximité des gens et de s'occuper des gens. 

Qu'est-ce que la beauté pour toi?

Sylvie: Pour moi, la définition de la beauté c'est maintenant, aujourd'hui. C'est d'apprécier le moment présent. Ce que moi, je trouve particulièrement beau, c'est un enfant. Un enfant agit sans réfléchir, par intuition, par instinct. Sans peur, ça décide de marcher, ça se lève, ça part et ça n'a pas peur de rien. Pour moi, ça c'est la beauté. D'agir par envie, par intuition.

Hélène: Pour moi aujourd'hui, c'est la vulnérabilité. Je te dirais que ce mot-là ne sortait même pas de ma bouche il y a quelques années parce que je ne me le permettais pas. J'avais beaucoup de responsabilités et tout ça... J'en ai encore, mais maintenant, la beauté pour moi, c'est de me permettre cette vulnérabilité-là. D'être capable de dire « Il faut que je prenne soin de moi, il faut que je me pose.»

Sylvie: C'est important de se faire du bien sans culpabilité. De se faire des plaisirs sans culpabilité et sans peur du jugement des autres parce qu'on prend du temps pour nous. 

Hélène: J'ai été obligé de me remettre en question et je te dirais que c'est quand j'ai eu mes enfants. Étant jeune, j'étais une personne très timide. Je suis la neuvième d'une grande famille donc prendre la parole ce n'était pas dans mes forces parce que la situation en faisait en sorte. Quand j'ai eu mes enfants, je dirais que ça nous oblige à ressortir nos forces. 

Sylvie: Si je suis bien pour moi, les autres vont le ressentir automatiquement. C'est là que mon évolution est venue... Je dirais que j'ai évolué plus vite. 

Est-ce qu'on devrait écouter l'opinion des autres?

Hélène: Même si j'ai un mauvais commentaire, ce n'est pas quelque chose qui me définit. Ce qui me définit c'est ce que je suis, mes actions, ma façon de faire.
Permets-toi d'être libre. Permets-toi de t'offrir ce que tu souhaites. C'est vraiment ça qu'on veut véhiculer parce que c'est ce qu'on a fait au cours de nos années. C'est de voir au-delà de la beauté, mais d'être bien et de se permettre ce qu'on souhaite être, ce qu'on veut transmettre, ce qu'on veut devenir. D'être libre d'être soi-même.