« Entourez-vous de gens qui vous propulsent vers le haut » - Marialye Trottier

En avril dernier, nous avons eu la chance de passer un moment intime avec 9 femmes qui se sont ouvertes à nous en toute vulnérabilité dans le cadre de la campagne Libre d'être toi-même. Des femmes avec des expériences et des perceptions différentes de la beauté, mais avec une définition commune : la beauté, c'est d'être libre d'être soi-mêmeMarialye Trottier est une coach fitness et une entrepreneuse québécoise. Elle mise non pas sur les apparences physiques, mais sur tout ce qu'une femme peut accomplir lorsqu'elle est bien avec elle-même. Elle nous confie ici le parcours qu'elle a traversé pour s'accepter pleinement et ses secrets pour avoir une bonne confiance en elle. 

Qu'est-ce que la beauté pour toi?

La beauté chez les femmes, c'est que chacune est différente et badass à sa manière. Je ne sais pas pour vous, mais de savoir qu'il n'y en a pas une autre comme moi, je trouve ça vraiment cool. Chaque femme est unique. Pour moi, la beauté de la femme va vraiment au-delà du physique. Ça passe par le coeur. Oui, je vais aimer ça me maquiller et bien m'habiller, mais c'est seulement la cerise sur le sundae. Ça passe d'abord par l'intérieur. Ça passe par le coeur. 

Comment prendre le contrôle de son propre bonheur?

Prendre le contrôle de son propre bonheur, pour moi, c'est de s'assumer pleinement. On sait c'est quoi qui nous rend heureuses, mais souvent on le cache. On veut l'ignorer par peur du jugement des autres, par peur de ne pas être à la hauteur. Je pense que le bonheur, il ne faut pas le chercher trop loin. On a juste à ouvrir nos bras et l'accueillir. Ça passe par des choses vraiment simples. Ça peut être aussi simple que d'aller courir, s'entrainer, manger. Faites-le parce que ça fonctionne vraiment. 

Quel a été le point tournant dans ta vie pour t'accepter?

À l'âge de 15 ans, j'avais une fixation: je ne voulais plus avoir de gras sur le corps. Surtout sur le ventre et à l'intérieur de mes cuisses. Ça a même fait en sorte que j'ai dû arrêter de jouer au soccer. Je n'étais plus mince, j'étais rendue maigre. Je me suis retrouvée à l'hôpital. À ce moment quand j'avais atteint mon objectif, je me suis regardée dans le miroir et je me suis dit : « Je ne m'aime pas plus. Je ne me trouve pas plus belle. Je ne suis pas plus heureuse ». Au fil du temps, j'ai appris à m'aimer, appris à aimer mes imperfections autant que mes qualités. 

Quand j'étais plus jeune, j'ai eu une chirurgie au niveau du maxillaire supérieur. Ça, c'est pour les personnes qui rient et qui ont un peu trop de gencives. C'était un complexe. Quand je souriais, je mettais toujours ma main devant ma bouche. Oui, c'est vrai que la chirurgie m'a aidée à ce niveau-là. On a réduit mon maxillaire supérieur pour ne pas que j'aille trop de gencives. Je savais que j'allais bien me sentir après. C'est quelque chose que moi je voulais. Je ne le faisais pas pour les autres. Si je devais le refaire? Oui, je le referais. 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui manque de confiance en soi?

Entourez-vous de gens qui vous propulsent vers le haut. Des gens qui vous aiment à votre juste valeur et qui veulent votre bien. Sur les réseaux sociaux, arrêter de suivre des gens qui vous font vous comparer ou qui vous font douter de vous. Suivez des gens qui vous inspirent et vous motivent. Être dans sa mission de vie et poursuivre ses rêves, no matter what