Derrière le mouvement: Hélène Paré

Le mouvement Libre d'être soi-même et le slogan Au-delà de la beauté de Parikart sont menés à bout de bras par des personnes qui ont à coeur le bien être des autres, particulièrement celui des femmes. Parmi ces personnes, Hélène Paré, co-propriétaire et fondatrice de l'entreprise, oeuvre au quotidien pour faire valoir cette vision. Il nous semblait important de vous partager ses motivations, sa vision et ses ambitions par rapport au mouvement. 

Qu’est-ce que ça veut dire pour toi de voir au-delà de la beauté?

Voir au delà de la beauté, c'est voir plus loin que ce que les yeux peuvent voir. Donc pas seulement l'enveloppe, mais l'être dans sa totalité. Ça permet moins de rigidité, moins de jugement et ça donne place à la liberté d'être soi-même. Ça nous permet de ne pas essayer de cadrer dans un standard qui peut-être ne nous ressemble pas. Ça nous donne beaucoup plus de liberté... au-delà de la beauté. 

Pourquoi avoir choisi ce nom pour la campagne et ces valeurs à mettre de l’avant avec une entreprise dans un domaine plutôt superficiel et basé sur la beauté et le physique?

On l'a choisi justement pour essayer de créer quelque chose qui va être plus dans «la liberté d'être soi-même» que de cadrer dans des standards. Avec le temps on s'est rendu compte que ça la perception de la beauté évolue. C'est différent ce que je pense aujourd'hui versus ce que j'en pense à 20 ans. C'est pour ça. On voulait sortir des standards rigides et plutôt véhiculer la liberté d'être soi-même, dans tous les sens. Souvent d'essayer d'éliminer les standards, ça va créer d'autres standards. Donc en éliminant ce standard là et en disant par exemple que le côté artificiel n'est pas bon, ils vont créer un standard qui est très très très naturel, au point où tu te sens gêner de peut-être te faire teindre les cheveux, de recevoir des injections ou même de te maquiller, même si tu le fais 100% pour toi et que ça te fait du bien! Mais il n'y a pas de raison d'être à ça. Il n'y a pas de bon, il n'y a pas de mauvais. Il y a seulement ce à quoi tu es bien. Avec quoi tu te sens bien? Et c'est ça qu'on a voulu déterminer avec ce slogan-là. D'être différent et d'être nous, simplement. On l'a toujours été. D'utiliser ce qui nous convient à nous et non d'essayer de cadrer dans un standard qui est souvent trop rigide. 

Est-ce que c’est une vision que Parikart a toujours eu?

C'est une bonne question. Si je regarde notre cheminement, je pense qu'on a toujours eu cette vision-là parce que Parikart n'a jamais été le standard du domaine de la beauté. On a toujours été en dehors de ça. On a créé ce qu'on a voulu que Parikart soit. Alors je pense que la liberté, ça fait longtemps qu'on la véhicule dans ce sens-là, au niveau affaires, au niveau de la compagnie. Peu importe ce que les gens vont penser, peu importe ce que les gens vont dire, est-ce que c'est bon ou est-ce que ce ne l'est pas?... On ne s'est jamais fié à ça. Alors je pense que ça cadre avec ce qu'on a toujours été.

Comment cette vision est démontrée au quotidien?

Dans les dernières années justement, on a essayé de sortir de la structure... Parce que ça n'en prend de la structure et des façons de faire, mais c'est la souplesse qu'on a ajouté à tout ça au fil des années. Dans notre quotidien, si on peut l'associer à quelque chose, c'est au mouvement. C'est de ne pas rester dans une position qui stagne. Quand on stagne dans un standard, souvent c'est ce qu'on fait.

Tout évolue, tout est en mouvement. L'entreprise est en mouvement. Je pense qu'aujourd'hui ça représente ce que le slogan veut dire parce qu'on a, dans la structure, améliorer des choses en aillant plus de souplesse, moins de rigidité. On a essayé de s'adapter avec les employés, avec tout ce qui se passe dans l'évolution.

Pourquoi est-ce important de faire une campagne comme Libre d'être soi-même et de passer un tel message?

Je pense que le message qu'on veut faire passé est important parce que je pense que l'humain a besoin de ça. Pour le vivre nous-même, ce n'est pas toujours facile de cadrer dans des choses qui ne nous ressemblent pas. Ce qu'on veut véhiculer avec ce message-là, c'est d'être libre d'être soi, d'avoir le choix, de voir les possibilités et de créer ce qu'on veut-être. Et ça, pour moi maintenant, c'est la beauté. C'est de ne pas se limiter à ce que les autres veulent, à ce que ça devrait être. C'est le message qu'on veut véhiculer et je pense que ça va faire du bien avec les dernières années qu'on a vécu de parler de liberté au lieu de parler de cadres et de standards. Ça va diminuer le stress, je pense, de beaucoup de personne. 

Ce qu'on souhaite avec ce message-là, c'est de créer un mouvement dans lequel les gens qui se sentent bien et qui désirent le véhiculer se soutiennent. Je pense que ça va aider justement à diminuer les standards. Le but n'est pas de tasser les standards. Il y en a toutes sortes, on les laisse-là. Maintenant, qu'est-ce que toi tu choisis? Qu'est-ce qui est bon pour toi? Si tu as pleins de choses dans ces multiples standards-là qui te conviennent et bien bravo si tu es bien avec ça. Si on peut créer un mouvement de liberté, d'avoir le choix de s'aimer comme on veut être et d'être ouvert à toutes les possibilités qui nous y amène... C'est ce qu'on veut faire avec ce message-là.

Quel impact aimerais-tu que cette campagne-là ait?

Tous ceux qui se collent à ça, tous ceux que ça rejoint et que ça les touche, on va parler de liberté d'être soi-même. Comme ça, on n'essaie pas de déconstruire quelque chose. Pourquoi déconstruire quand on peut construire quelque chose de plus grand avec beaucoup plus de possibilités?

C'est un peu le message qu'on veut passer et ceux qui veulent se joindre à nous pour le passer, je pense que ça peut être très intéressant.